La surimpression (superimposition) est la technique visuelle consistant à placer deux ou plusieurs images dans le même cadre simultanément, en les superposant de sorte qu'elles restent toutes deux visibles en même temps. Contrairement à un fondu ou à une coupe, qui font transiter d'une image à l'autre séquentiellement, la surimpression maintient plusieurs éléments visuels en coexistence : le spectateur voit non pas l'un ou l'autre, mais les deux à la fois, leur relation créant du sens par leur chevauchement visuel. Les titres et graphismes surimprimés sur le métrage, les doubles expositions en photographie, les métaphores visuelles fantomatiques venant du monde intérieur d'un personnage apparaissant sur l'environnement physique, et les arrière-plans composites visibles à travers des éléments de premier plan semi-transparents sont autant d'expressions de la surimpression à travers l'histoire du cinéma et de la photographie.
La technique a rempli de nombreuses fonctions à travers les traditions de narration visuelle. Dans le cinéma muet, la surimpression était abondamment utilisée pour visualiser les souvenirs, les rêves et les états psychologiques des personnages : l'œil de l'esprit rendu visible sous la forme d'une image superposée et fantomatique apparaissant sur le monde physique. Les cartons et intertitres ont cédé la place à du texte surimprimé pouvant apparaître sur un métrage continu plutôt que de l'interrompre. La double exposition en photographie argentique créait des images combinant deux sujets distincts dans une seule image, produisant une imagerie suggérant des connexions mythologiques, psychologiques ou poétiques entre des éléments qui n'apparaîtraient jamais naturellement ensemble. En postproduction moderne, le compositing (le descendant numérique de la surimpression) superpose des éléments visuels avec un contrôle précis sur leur relation spatiale, leur opacité et leur mode de fusion, permettant l'intégration subtile d'éléments générés ou de VFX dans un métrage existant. Le terme surimpression désigne désormais le plus souvent la superposition délibérée et visible d'éléments (titres, graphismes ou éléments visuels narratifs) sur le métrage, par opposition au travail de compositing destiné à paraître invisible.
Dans les flux de travail de génération par IA, la surimpression est pertinente à la fois comme effet visuel à prompter et comme technique de compositing appliquée en postproduction. Prompter des éléments visuels surimprimés — texte superposé à l'image, mélanges en double exposition de deux sujets, calques translucides de texture ou de motif environnemental — peut orienter les modèles vers la génération d'images aux qualités visuelles superposées. Plus couramment, la surimpression est obtenue en générant individuellement les éléments puis en les compositant en postproduction : un calque de texte ou de graphisme produit dans un logiciel de motion design posé sur une vidéo générée par IA, ou plusieurs calques d'images générées par IA combinés à différentes opacités pour créer un effet de double exposition. L'une ou l'autre approche gagne à comprendre la surimpression comme un outil intentionnel de composition et de narration plutôt que comme une simple opération technique.