MiniMax H3 Max vs H3 Max Turbo

MiniMax H3 Max vs H3 Max Turbo

Ce sont deux modèles fal, pas deux modèles MiniMax. fal a post-entraîné le H3 à poids ouverts de MiniMax pour en faire H3 Max, puis a distillé H3 Max en H3 Max Turbo. Le socle est donc un modèle à poids ouverts, une famille que le public français suit de près depuis Le Chat de Mistral. Les poids sont les mêmes en dessous : même plafond à 768p, même audio stéréo natif, même fenêtre de 5 à 15 secondes.

Deux questions restent ouvertes. Ce que la distillation coûte à l’image, d’abord. Ce que la vitesse fait gagner en production, ensuite. À 2,3x, un aller-retour client tient beaucoup plus d’itérations dans la même journée, et Turbo arrive en septembre, quand les plannings de rentrée se remplissent. Nous avons donc passé les six mêmes prompts dans les deux modèles, et chronométré chaque génération.

H3 Max vs H3 Max Turbo : le même prompt dans les deux

Six prompts, six problèmes différents. Chacun est passé dans les deux modèles, en 768p et en 16:9, expansion de prompt désactivée. Vous lisez ici un comparatif chiffré, pas un avis de principe : le prompt figure sous chaque paire, en anglais, tel qu’il a été soumis, et vous pouvez refaire le test vous-même. Chaque extrait a son propre son, activez-le pour l’entendre.

Bande de style : douze plans, H3 Max contre Turbo

Quinze secondes, douze plans, une coupe franche toutes les 1,25 seconde environ. Chaque plan change de sujet, d’échelle, de palette et de technique. C’est l’extrait qu’on projette en réunion quand un client demande « ce modèle sait faire quoi, exactement ? ».

H3 Max

H3 Max Turbo

Douze plans lisibles de chaque côté, et le mot du onzième s’écrit correctement dans les deux versions. La différence se joue à l’intérieur du plan. Regardez la flamme de l’allumette, puis la lunette de la montre : H3 Max y tient un détail fin que Turbo estompe. Le rendu général et le rythme de montage, eux, ne bougent pas.

Douze plans, une seule prise

A rapid-cut style reel: 12 distinct shots, each held about 1.25 seconds, hard cuts between them, no dissolves, no captions except where stated. Every shot changes subject, scale, palette and technique so the reel reads as a range demo. 1) Extreme macro, a match head strikes and blooms into sulfur flame, warm orange against near black. 2) Aerial top-down, cracked white salt flats in hexagon plates, one small red truck crossing frame. 3) Hand-drawn anime cel, a girl turns and her hair whips across frame, flat colour and clean linework. 4) Underwater, sunlight shafts through kelp as a shoal of fish turns at once like a silver sheet. 5) Stop-motion claymation, a thumbprinted clay bird tilts its head, visible frame judder. 6) Studio product shot, a chrome watch case rotates slowly, hard key light raking the bevel. 7) Handheld street documentary, rain on a night market awning, steam rolling off a griddle. 8) Isometric 3D, a paper city folds up out of a flat sheet, towers extruding. 9) Close portrait, an old woman lit by one window, skin and eye detail, one slow blink. 10) Two-colour risograph print, a cyclist mid-pedal, coarse dot texture and deliberate misregistration. 11) Motion graphics on black, a white scribble resolves into the clean word SIGNAL. 12) Wide landscape, a storm front over a wheat field, wind combing the crop, last light. Lighting must be motivated in every shot, no neon.

Respect du prompt : là où H3 Max et Turbo se séparent

Trois outils alignés, une tasse en émail bleu derrière le tour, de la barbotine séchée sur les avant-bras. Autrement dit un plan d’atelier, où le décor pèse autant que le geste, sur un terrain que la culture française des métiers d’art regarde de près. C’est aussi la cible déclarée du post-entraînement de fal.

H3 Max

H3 Max Turbo

La tasse et l’éponge sont au rendez-vous des deux côtés. Ensuite les chemins divergent. Turbo éparpille les trois outils et s’écarte des mains en s’élargissant. H3 Max, lui, les range en une rangée lisible et garde la mise au point là où le brief la demandait.

Trois outils nommés, dans l’ordre

One continuous take, no cuts. A ceramicist's hands centre a grey clay cylinder on a spinning wheel. Slow push-in from three-quarter left. Late afternoon window light from camera right, warm, with a soft bounce filling the shadow side. Exactly three tools rest on the bench in a row, left to right: a wooden rib, a wire cutter, a small sponge. A blue enamel mug sits on the bench behind the wheel, half full. Water beads run down the clay as it turns. The potter's sleeves are rolled to the elbow and the forearms are flecked with dried slip. Shallow depth of field, focus stays on the hands throughout, the bench behind falls soft.

Jeu d’acteur : le temps que Turbo n’achève pas

Ce plan se juge comme on juge une prise en direction d’acteur. Elle termine la dernière ligne, s’arrête, déglutit une fois, puis lève les yeux juste au-delà de l’objectif. Un temps de jeu manqué ne se rattrape pas au montage.

H3 Max

H3 Max Turbo

Turbo la laisse lire et ne lève le regard qu’à moitié. Le plan s’achève avant le geste, donc avant l’émotion visée. H3 Max va au bout et pose le regard levé. Les mains et les doigts sont corrects dans les deux cas.

Un visage, et un temps de jeu précis

One continuous take, no cuts, no dialogue. Close on a woman in her thirties reading a handwritten letter by a window at dusk. She reaches the last line, her eyes stop moving, she swallows once, then lifts her gaze just past the lens. Light is from the window only, cool and soft, falling off quickly toward the right of frame. Handheld with a very slight breathing drift. Skin texture, fine hair and the moisture on her eyes are visible. Both hands hold the paper steady at the lower edge of frame, fingers relaxed and correctly formed. Focus holds on her eyes throughout.

Physique des fluides : le filet de miel chez H3 Max et Turbo

Du miel à contre-jour, coulé d’une spatule dans un bocal à moitié plein, qui s’enroule à la surface avant de s’enfoncer. C’est le plan produit de n’importe quel film de pub agroalimentaire. Il se juge en une seconde : soit le liquide se comporte comme du liquide, soit tout le plan tombe.

H3 Max

H3 Max Turbo

Aucun des deux ne se réfugie dans le flou. H3 Max garde le filet continu et les caustiques sur le marbre. Turbo, lui, ajoute au bocal un couvercle que le prompt ne demandait pas.

Du miel à contre-jour, qui s’enroule en tombant

One continuous take, macro, no cuts. Backlit honey pours from a wooden dipper into a clear glass jar already half full. The stream is thin and unbroken at first, then coils onto the surface and folds over itself before sinking. Late sun rakes through from behind, so the honey glows amber and throws a warm caustic onto the marble slab under the jar. A single drip clings to the dipper, stretches, and falls. 120fps slow motion feel. Surface tension, viscosity and the way the coil settles must read as real liquid, not as a soft blur.

Typographie : l’épreuve où Turbo perd le moins

Le test le plus difficile de la page, et celui qui parle à tous ceux qui filment des devantures. L’enseigne doit afficher NORTHFIELD BAKERY sur deux lignes, avec EST 1954 en dessous, à la feuille d’or, pendant que des reflets glissent sur la vitre. Le lettrage peint reste l’angle mort des modèles vidéo.

H3 Max

H3 Max Turbo

Pas une faute d’orthographe, une mise en page sur deux lignes qui tient, des lettres qui ne tremblent pas sous les reflets. Des deux côtés. C’est la paire où la distillation coûte le moins : H3 Max gagne un peu de netteté sur l’ombre portée, et rien d’autre.

Une enseigne qui doit se lire sans faute

One continuous take, no cuts. A sign painter finishes a shop window in gold leaf and black outline. The camera holds square to the glass as the brush completes the final letter. The finished sign reads exactly: NORTHFIELD BAKERY, on two lines, NORTHFIELD above BAKERY, in a classic serif with a thin drop shadow. Below it, smaller, in plain capitals: EST 1954. Warm afternoon light from the street side, reflections of passing traffic drifting across the glass. Every letter must be correctly spelled, evenly spaced and stay stable, with no warping or flicker as the reflections move.

Caméra et cohérence 3D : douze étages de chute, deux fois

Une chute de douze étages dans le vide d’un escalier de bibliothèque en spirale, qui se stabilise au-dessus d’une rose des vents. Si la parallaxe lâche, les rampes se courbent et le plan devient inutilisable au montage. C’est le genre de test que les comparatifs publiés en français décrivent souvent, sans jamais le chronométrer.

H3 Max

H3 Max Turbo

La descente tient dans les deux cas, et l’atterrissage sur la rose des vents se fait sans que la géométrie glisse. Au passage, H3 Max emporte plus de détail dans les rayonnages et les livres.

Douze étages, en chute droite

One continuous take, no cuts. The camera falls straight down the open centre of a spiral library stairwell, twelve storeys deep, accelerating. Brass railings spiral past, each floor lined with dark oak shelves and small green reading lamps that streak into rings as the fall speeds up. A glass dome high above throws hard shafts of light down the shaft, and dust turns slowly in them. At the bottom the fall decelerates and settles a few feet above a black marble floor inlaid with a pale compass rose. Parallax must hold true all the way down, with the railings and floors staying rigid and correctly spaced rather than sliding or bending.

H3 Max vs H3 Max Turbo : les caractéristiques côte à côte

Mesuré sur les générations ci-dessus. Les caractéristiques reprennent les chiffres publiés par fal.

CaractéristiqueH3 MaxH3 Max Turbo
Éditeurfal, post-entraîné à partir du H3 à poids ouverts de MiniMaxfal, distillé depuis H3 Max
Date de sortieaoût 2026septembre 2026
Plan de 15 s, mesuré44,9 s19,1 s
Vitesse relative, mesuréeRéférence2,3x plus rapide
Qualité, selon les évaluations de falLe niveau supérieur97e centile de H3 Max
Résolution maximale768p768p
Fichier de sortie, mesuré1344 x 768, 24 im/s1344 x 768, 24 im/s
Durée du plan5 à 15 s5 à 15 s
Audio, mesuréAAC stéréo, 32 kHzAAC stéréo, 32 kHz
Texte et image vers vidéoOui, première et dernière image comprisesOui, première et dernière image comprises
Référence vers vidéoJusqu’à 12 fichiersLe seul mode que Turbo abandonne
Détail et respect des consignesTient la texture fine, va au bout du gesteAdoucit le détail, s’arrête parfois trop tôt
Idéal pourLe maximum de détail dans l’imageLe même rendu, environ deux fois plus vite

Notre avis, puisque c’est par là qu’un comparatif se termine. Pour un plan qui finira en gros plan dans le montage livré, prenez H3 Max. Pour explorer des directions, ou renvoyer une version au client avant la fin de journée, Turbo donne le même rendu deux fois plus vite. Une réserve à connaître avant de trancher : la référence vers vidéo n’existe que sur H3 Max.