Runway Ruby vs Hyperion 2.5

Runway Ruby vs Hyperion 2.5

Runway Ruby et Topaz Hyperion 2.5 sont sortis à quelques jours d'écart en août 2026. Même mission des deux côtés : une vidéo en gamme standard entre, du HDR sort. On cherche d'instinct l'opposition de philosophie. Elle n'existe pas. Chaque éditeur décrit une passe automatique qui étend la luminosité et la couleur vers la plage HDR, sans toucher à l'image. Aucun ne prétend redessiner vos rushes.

Le vrai partage se joue ailleurs, et il est bien plus utile. Ils n'acceptent pas les mêmes fichiers en entrée. Ils n'écrivent pas les mêmes fichiers en sortie. Et ils n'en avalent pas la même quantité par passe.

En post-production, la décision ne se prend jamais sur une promesse marketing. Elle se prend sur ce que la salle d'étalonnage, le diffuseur ou la chaîne d'effets visuels attend en bout de course. Les deux modèles tournent sur Morphic : reste à savoir lequel colle à votre matière.

Runway Ruby vs Hyperion 2.5 : les spécifications

Les chiffres publiés par chaque éditeur. « Non communiqué » signifie que l'éditeur n'a pas donné de limite, ce qui n'équivaut pas à une absence de limite.

CaractéristiqueRunway RubyHyperion 2.5
ÉditeurRunwayTopaz Labs
Fonctionnement annoncéUn étalonnage borné qui préserve la couleur, sans rien re-rendreRedistribue la luminance et la couleur en préservant le détail fin
Sources HDR en entréeRejetées, gamme standard uniquementAccepte le SDR 8 bits et le HDR 10 bits
Profondeur de bits maximaleEXR 16 bits flottantEXR 16 bits demi-flottant
Espace colorimétrique EXRBT.2020 linéaireACES 2065-1
Master ProResBT.2020 PQ, 422 à 4444BT.2020 PQ 10 bits
Fichier prêt à regarderHEVC 10 bits, HDR10 ou HLGNon communiqué pour ce modèle
Durée de plan par passeJusqu'à 30 sNon communiqué
Taille source maximaleMoins de 4096 px par côtéNon communiqué
Réglages à ajusterAucunAucun
Sur MorphicDisponible dès maintenantDisponible dès maintenant

Ce que Runway et Topaz annoncent chacun

À lire côte à côte. Les deux descriptions se ressemblent bien plus que le marketing autour ne le laisse penser.

Runway décrit sa conversion comme « un étalonnage borné qui préserve la couleur », où « rien n'est re-rendu », et qui « préserve les pixels et l'audio d'origine de la source ».

Topaz explique que Hyperion 2.5 « redistribue automatiquement la luminance et la couleur entre les hautes lumières, les tons moyens et les ombres tout en préservant le détail fin », et qu'il « élargit la plage de couleur et de luminance disponible ».

Même idée derrière les deux formulations : une redistribution automatique vers un espace plus large. Les deux emploient d'ailleurs le mot préserver. Ni l'un ni l'autre ne prétend inventer un détail que la source n'a jamais enregistré, et aucun ne le pourrait. Les valeurs écrêtées à l'écriture du fichier en sont définitivement absentes. Sur des rushes très cramés, les deux modèles manquent donc de matière, et le résultat s'affaiblit au lieu de s'inventer.

Le résumé honnête tient en une ligne. Ces deux modèles font presque la même chose à une image, et diffèrent nettement sur tout le reste.

Ce que chaque modèle accepte et ce qu'il livre en sortie, avec les différences de plage d'entrée, d'espace colorimétrique EXR, de fichiers livrés et de limites par passe

Où Ruby et Hyperion diffèrent

Ce qu'ils acceptent. C'est la coupure la plus nette. Hyperion prend les sources en gamme standard 8 bits comme le HDR 10 bits. Un rush qui porte déjà des informations HDR peut donc être poussé vers un format plus précis. Ruby, lui, refuse tout ce qui est déjà tagué HDR et ne convertit que la gamme standard. Sur un lot de rushes mixtes, Hyperion vous évite le tri préalable.

L'espace colorimétrique en sortie. Les deux écrivent des images EXR en 16 bits, mais pas dans le même espace. L'EXR de Ruby porte du BT.2020 linéaire, celui d'Hyperion vise l'ACES 2065-1. Le bon choix dépend de ce qu'attend le pipeline en aval. C'est en général une décision déjà prise pour vous.

Un fichier qu'on peut simplement regarder. Ruby publie un HEVC 10 bits fini en HDR10 ou HLG, en plus de ses masters. Le livrable sort donc directement de la conversion. Topaz ne publie pas d'équivalent prêt à regarder pour ce modèle : prévoyez une étape de finition.

Le volume traité par passe. Ruby prend jusqu'à 30 secondes par passe, sur des sources sous 4096 pixels par côté. Topaz ne publie aucune limite de durée ni de taille pour Hyperion 2.5, ce qui simplifie les rushes longs. Attention toutefois : une limite non publiée n'est pas une limite absente.

Que choisir ?

Choisissez Runway Ruby si

  • Vous voulez un fichier regardable à l'arrivée. Le HDR10 ou le HLG sort directement de la conversion, sans passe de finition à prévoir.
  • Votre pipeline attend du BT.2020 linéaire. C'est ce que portent ses images EXR, et ça vous évite une conversion de plus en aval.
  • Votre matériau est court et en gamme standard. Sous 30 secondes et sous 4096 pixels par côté, les limites ne se posent jamais.

Choisissez Hyperion 2.5 si

  • Vos sources sont mixtes, ou déjà en HDR. C'est le seul des deux à accepter du HDR 10 bits en plus de la gamme standard : rien à trier au préalable.
  • Vous travaillez sur du long ou du lourd. Sans limite de durée ou de taille publiée, un rush long n'a pas besoin d'être découpé en passes.
  • Vous voulez de l'ACES en sortie. Son chemin EXR vise l'ACES 2065-1, que certains pipelines d'effets visuels attendent par défaut.

En cas de doute

Prenez un plan représentatif et convertissez-le des deux côtés. Regardez le résultat sur un écran HDR calibré. Ça coûte une passe de chaque, et ça tranche pour tout le lot : la réponse tient à votre matière, pas aux modèles.

Lancez les deux conversions sur Morphic

Vous n'avez pas à trancher définitivement. Morphic réunit toute la production vidéo IA au même endroit. Génération multi-modèles sur un seul roster, storyboard IA sur un Canvas partagé, montage sur une timeline intégrée. Un Copilot agentique orchestre le travail entre les deux.

  • Finissez avant de convertir. Générez, upscalez et montez au même endroit, puis convertissez le master fini plutôt que des rushes que vous allez encore retoucher.
  • Testez les deux sur un plan. Envoyez le même clip à chaque modèle et comparez avant de lancer le lot complet.

Runway Ruby et Hyperion 2.5 sont tous les deux sur le roster. Chaque conversion tient donc en une phrase adressée à Copilot, au lieu d'un export, d'un import et d'une attente.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Runway Ruby et Hyperion 2.5 ?

Sur ce qu'ils font à une image, moins que ne le laisse penser le marketing. Sur tout ce qui les entoure, beaucoup. Les deux décrivent une passe automatique qui étend la luminosité et la couleur vers la plage HDR en préservant l'image.

Les écarts qui comptent sont pratiques. Hyperion accepte le HDR 10 bits en plus de la gamme standard, Ruby prend la gamme standard seule. Ruby publie un fichier prêt à regarder en HDR10 ou HLG, Topaz non pour ce modèle. Ruby plafonne une passe à 30 secondes, Topaz ne publie aucun plafond.

Lequel choisir pour des rushes générés par IA ?

Les deux conviennent. Les rushes générés sont en général courts et en gamme standard. Ils tiennent donc dans les limites de Ruby, qui rend un fichier HDR regardable en une étape. Hyperion s'impose quand le lot est long, ou quand une partie est déjà en HDR. Les deux éditeurs décrivent explicitement la conversion de vidéos générées vers des formats professionnels.

L'un des deux peut-il rattraper un ciel cramé ?

Ni l'un ni l'autre, pas vraiment. Les valeurs écrêtées à l'enregistrement sont absentes du fichier, et aucun éditeur ne prétend en inventer de nouvelles.

Les deux redistribuent ce qui a survécu vers une plage plus large. Les hautes lumières qui gardent du détail retrouvent de la marge pour se séparer, et l'étalonnage a plus de matière. Sur un plan très cramé, le rendu s'affaiblit, il ne devient pas plus créatif.

Ces modèles remplacent-ils un étalonnage HDR classique ?

Non, ni l'un ni l'autre. Les deux décrivent une passe bornée et automatique, qui étend la plage de luminosité et de couleur sans réinterpréter l'image. On est loin d'une séance d'étalonnage créatif. Le résultat sert plutôt de base propre : un étalonneur reprend ensuite la main sur le rendu final, si le projet le demande.

Quels formats livrent-ils ?

Les deux atteignent l'EXR 16 bits pour le compositing et écrivent un master ProRes en BT.2020 PQ. Un pipeline de finition est donc servi dans les deux cas. Les écarts sont dans le détail.

L'EXR de Ruby porte du BT.2020 linéaire, et Ruby ajoute un HEVC 10 bits en HDR10 ou HLG pour la livraison. L'EXR d'Hyperion vise l'ACES 2065-1. Attention à la liste de formats publiée par Topaz pour ce modèle : elle reste plus restreinte que celle de son application de bureau. Vérifiez la voie que vous empruntez.

Puis-je utiliser les deux sur Morphic ?

Oui. Runway Ruby et Hyperion 2.5 figurent tous les deux sur le roster de Morphic. Demandez à Copilot de convertir un clip en HDR en nommant le modèle, ou choisissez-le dans la bibliothèque et joignez la vidéo.

Les deux voisinent avec les modèles de génération, de montage et d'upscale. Vous pouvez donc générer un clip, le finir sur la timeline et le convertir sans quitter l'espace de travail. Ou envoyer un même plan dans chaque modèle, pour comparer.